Attention aux promesses : dans un village, l’action publique doit rester proche des réalités du terrain et garder de la souplesse. Lors de nos échanges avec les habitants, deux sujets reviennent régulièrement : la vitesse et l’état de la voirie. Les avis sont parfois très différents. Il est donc utile d’apporter quelques éléments factuels.
La gestion de la voirie ne peut pas être enfermée dans un calendrier rigide sur six ans. Elle dépend de plusieurs facteurs : l’état réel des chaussées, les travaux de réseaux et les capacités de financement. C’est pourquoi nous avons choisi une méthode pragmatique fondée sur l’observation du terrain, l’échange avec les habitants et la priorisation des interventions au bon moment. Dans un village, un plan pluriannuel trop rigide n’est pas adapté.
Plusieurs réalités doivent être prises en compte :
- l’état des chaussées peut évoluer rapidement ;
- les travaux de réseaux (eau, assainissement, fibre, électricité) doivent être coordonnés avec les réfections de voirie ;
- certains projets dépendent de partenaires publics comme l’agglomération.
Un exemple concret est celui du projet du cœur de village. Ce chantier a nécessité une coordination complète : réfection des voiries, enfouissement des réseaux, rénovation de l’éclairage public et gestion des eaux pluviales. L’investissement a atteint 3,8 millions d’euros, porté par l’agglomération Grand Paris Sud. Cela montre que les calendriers d’investissement ne dépendent pas uniquement de la commune.
Aujourd’hui, aucune rue d’Étiolles n’est impraticable, d’autant plus que la vitesse y est limitée à 30 km/h. L’état de la voirie ne peut pas être évalué « à l’œil » : il nécessite une analyse technique fondée sur des critères objectifs.
C’est dans cet esprit qu’une étude détaillée a été réalisée en juin 2025 dans le cadre d’un audit confié au cabinet GEODIS. Le réseau routier d’Étiolles représente 37 km de voies, dont 13 km relèvent directement de la compétence communale. Les conclusions de cette étude montrent que 77 % des rues sont en bon état, tandis que 4 % de la voirie est considérée comme en mauvais état, nécessitant des interventions plus lourdes.
Ces analyses ont notamment servi de base au lancement des travaux, budget engagé, de la rue du Bois Huguenot et orientent les décisions d’entretien et d’investissement pour les autres voies sur la base d’arbitrages techniques et documentés.
Il ne faut pas non plus oublier les réalisations concrètes de ce mandat. Plusieurs rues ont été refaites : la rue Colardeau, la rue de la Cognette, ainsi que la rue de Thouars dans le cadre du projet Cœur Village. Ces travaux s’inscrivent dans une démarche cohérente d’amélioration progressive de notre cadre de vie.
Par ailleurs, la commune s’est dotée d’un règlement de voirie, un outil indispensable pour protéger durablement les routes de la commune. Ce règlement permet notamment d’imposer que les rues soient remises en état correctement après les travaux des concessionnaires (eau, fibre, électricité) ou après des branchements particuliers.
Enfin, il faut rappeler le contexte du mandat. Des investissements importants étaient prévus pour la voirie, mais plusieurs événements exceptionnels ont bouleversé les priorités : la crise du Covid, les conséquences économiques de la guerre en Ukraine et la restauration urgente de notre église.
Dans ces conditions, maintenir un calendrier rigide aurait été irresponsable. Nous avons choisi une méthode plus sérieuse : observer le terrain avec les habitants, identifier les priorités et engager les travaux lorsque toutes les conditions techniques et financières sont réunies.



